La Conscience Intuitive Extraneuronale (partie 1)

Une des principales avancées des recherches du Dr. Charbonier consiste en la modélisation de deux types de conscience, la conscience analytique cérébrale (CAC) et la conscience intuitive extraneuronale (CIE). Basé sur deux des ouvrages de Jean-Jacques Charbonier, La Conscience Intuitive Extraneuronale et Cette Chose, cet article vise à aller un peu plus en profondeur sur le détail de ce modèle ainsi que sur les différences entre les deux types de conscience. Comme tout modèle théorique, sa validité ou son intérêt reposent beaucoup sur sa capacité à servir de support à des applications pratiques ; on le verra, c’est totalement le cas et cela représente l’essentiel des travaux actuels du Dr. Charbonier.

Pourquoi deux types de conscience ?

La conscience est généralement comprise comme la perception de sa propre existence ainsi que la possibilité de se repérer dans le temps et l’espace grâce à nos cinq sens. Ainsi définie, la conscience a un rôle d’analyse et de mémorisation, mais également un fonctionnement de censeur qui sélectionne les données du monde physique qui seront analysées ou non : les illusions d’optique, les souvenirs oubliés ou au contraire recréés ex nihilo, le blocage des perceptions ou des idées dissonantes en sont autant d’exemples. En outre, le blocage des perceptions sensorielles pendant l’arrêt du fonctionnement du cerveau (lors d’un coma ou d’une mort clinique par exemple) fait cesser le fonctionnement de cette conscience, ce qui amène à conclure que la conscience est un produit du cerveau.

Quantitativement, le fonctionnement du cerveau peut être mesuré par un électroencéphalogramme : à l’état d’éveil, il affiche des fréquences supérieures à 21Hz, alors que dans le coma il passe en-dessous des 10Hz, et qu’il peut même être à zéro à l’issue d’un arrêt cardiaque de plus de vingt secondes. Or, dans de nombreux cas trop nombreux pour être anecdotiques (par exemple, au moins 15% des sujets en arrêt cardiaque ont connu une expérience de mort provisoire), on constate qu’il subsiste un certain niveau de conscience alors même que l’EEG est totalement plat. Par ailleurs, cette conscience indépendante du fonctionnement du cerveau amène à des prises de conscience extrêmement riches pour celui qui l’expérimente : sensations d’amour inconditionnel dans le cas d’EMP, ou découvertes extrêmement innovantes survenues en rêve. Ainsi, des témoignages de nombreux artistes, de Mozart à Keith Richards, de scientifiques comme Albert Einstein, d’entrepreneurs comme Larry Page de Google, ou de philosophes comme René Descartes, démontrent que nombre de découvertes ou d’intuitions fructueuses se sont produites pendant des rêves.

Dès lors, puisqu’il est évident que de nombreuses capacités de la conscience disparaissent quand on quitte l’état d’éveil, que ce soit lors du sommeil, pendant un coma ou au moment de la mort, mais que toutes ne disparaissent pas, y compris quand le cerveau n’est plus capable de fonctionner, il est légitime de postuler qu’il existe deux types de conscience. L’une, analytique et dépendante du bon fonctionnement du cerveau, sera appelée Conscience Analytique Cérébrale ; l’autre, capable d’intuitions et indépendante du fonctionnement du cerveau, sera appelée Conscience Intuitive Extraneuronale. Cette modélisation, qui peut sembler totalement naturelle, va cependant à l’encontre d’un dogme que personne n’a jamais su démontrer, mais qui représente de façon assez peu scientifique un des socles de la médecine actuelle : l’idée que la conscience est (n’est que) un produit du cerveau. Pour n’être qu’une croyance, faute de démonstration, ce dogme est cependant tellement ancré dans les certitudes de générations de médecins que l’acceptation du modèle à deux consciences pose un problème majeur à de nombreux médecins actuels. Mais cela est en train de changer, car de nombreux médecins qui ont connaissance des EMP, soit chez leurs patients en arrêt cardiaque, soit chez eux-mêmes (par exemple le Dr. Eben Alexander, ancien défenseur contre vents et marées de la conscience comme produit du cerveau, jusqu’à ce qu’il expérimente lui-même une mort provisoire), commencent à admettre, pas nécessairement en public mais au moins face aux chercheurs qui travaillent sur cette conscience extraneuronale, la réalité de ces expériences.

Dans la deuxième partie de cet article, nous irons plus dans le détail des caractéristiques et des différences entre ces deux types de conscience, ainsi que dans les quelques applications possibles de cette théorie.

Pour en savoir plus                                                                                                          

Un témoignage (en anglais) du Dr Eben Alexander sur son EMP.

Cette Chose, de Jean-Jacques Charbonier.

La Conscience Intuitive Extraneuronale, de Jean-Jacques Charbonier.

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