Le modèle théorique des univers jumeaux, une piste pour inclure la conscience dans la physique

Selon les derniers travaux de l’astrophysicien français et directeur de recherche au CNRS Jean-Pierre Petit ainsi que du physicien nucléaire russe, militant et prix Nobel de la paix Andreï Sakharov, l’hypothèse d’une infinités d’univers bimétriques devient de plus en plus acceptable. Que postule cette théorie ? Il y aurait un nombre presque infini d’univers physiques, autour de 10 puissance 500 univers jumelés. Chaque univers aurait deux faces, une que nous croyons appréhender et dans laquelle nous vivons, et une autre qui est inverse au nôtre, où notamment la flèche du temps est inversée et la masse négative. Précisons qu’aucune de ces deux hypothèses n’entre en contradiction avec les modèles et les formules de calcul actuels de la physique.

Ce qui est remarquable également, c’est que la vitesse de la lumière serait différente dans chacun des univers jumelés : ainsi, un univers jumeau dans lequel la vitesse de la lumière serait mille fois plus rapide permettrait donc de se déplacer beaucoup plus vite sans violer la relativité. Pour illustrer cette hypothèse, Jean-Pierre Petit nous invite à imaginer une feuille de papier percée de deux trous A et B, où le recto est quadrillé de carreaux de 5mm, et le verso de carreaux de 5 cm. Ces carreaux représentent le temps de trajet minimum pour aller d’un point à un autre dans chaque univers. Le trajet le plus court entre les deux points, sur chaque face de la feuille, sera une  ligne droite ; mais au recto, elle parcourra plus de carreaux, donc plus de « temps », et moins au verso.

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Jean-Pierre Petit, source Sputniknews

Un modèle potentiellement fructueux pour redynamiser nos modèles de compréhension du monde

Or, il semble que la classification de ces univers selon leur vitesse de propagation de la lumière corresponde aussi à un niveau de « qualité spirituelle ». On aurait ainsi, au bas de l’échelle, des univers où la lumière serait statique, et au sommet des univers où la vitesse de la lumière serait infinie. Ces derniers correspondraient à des univers « spirituels », où la conscience telle que nous commençons à l’appréhender converge vers les témoignages laissés par les expérienceurs de mort provisoire ou de sortie hors du corps.

Quel est l’intérêt de cette possibilité d’ouverture de la science à des facteurs comme la conscience ? D’une part, elle pourrait peut-être contribuer à résoudre l’antagonisme de la relativité et de la mécanique quantique : malgré un siècle d’efforts, et en dépit de l’émergence des théories des cordes, des super-cordes ou bien de la gravitation quantique à boucles, il n’existe toujours pas de solution convaincante associant la relativité et la mécanique quantique.

D’autre part, intégrer des aspects non-matériels à la modélisation du monde semble être une approche prometteuse, voire nécessaire : puisque l’on sait que la conscience de l’observateur a un impact sur le résultat d’une expérience, comment peut-on faire avancer la compréhension du monde sans prendre en compte ce facteur ? Aujourd’hui, la vision purement matérialiste semble avoir atteint ses limites, et échoué à accroître notre connaissance du fonctionnement du monde physique. Certes, nous découvrons régulièrement de nouvelles particules, nous analysons un peu plus chaque jour ce qui est matériellement démontrable, mais en quoi cela nous permet-il de donner du sens au monde qui nous entoure ? Dès lors, tentons aussi d’intégrer dans l’édifice scientifique une « géométrisation spirituelle » des espaces-temps, car si vraiment ces facteurs spirituels sont les éléments bloquants de la science actuelle, nous aurons alors la possibilité de faire un grand pas en avant.

Un changement de paradigme à l’échelle de la société

Peut-être, finalement, que les lois physiques que nous découvrons dans notre progression scientifique ne sont que la transcription dans la matière de lois d’ordre psychique ou associées à la nature de la conscience et de sa capacité à donner du sens à l’information. Cette piste n’est pas à négliger, si elle doit nous permettre de redynamiser notre édifice scientifique d’appréhension du monde.

Mais outre la science, qui aurait tort de se priver de la possibilité de progresser rapidement en dépassant la démarche matérialiste, c’est la société tout entière qui aurait intérêt à inclure dans ses modes de pensée cette vision de la conscience, non localisée mais ayant un effet sur le monde physique. Nous croyons en effet que l’édifice social qui nie la conscience collective supérieure (celle que Teilhard de Chardin appelait la noosphère) et refuse de collaborer avec elle pour  sa propre évolution est voué à subir des catastrophes, faute notamment de savoir appréhender des problématiques globale d’une façon suffisamment large.

Pour en savoir plus                                                                                                          

 Les entrées Wikipedia de Jean-Pierre Petit et d’Andreï Sakharov.

La chaîne Youtube de Jean-Pierre Petit, où il parle de son modèle ainsi que de sa vision du monde. 

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