Les expériences de sortie hors du corps de Nicolas Fraisse

Nicolas Fraisse est né en 1982 dans la Drôme, au sein d’une famille qu’il définit comme cartésienne et aimante. C’est sans doute cet environnement favorable qui lui a permis de vivre dans une relative sérénité des expériences assez perturbantes, ainsi que le fait qu’il ne soit pas le seul dans sa famille à faire des expériences de sortie hors du corps : sa grand-mère, dont il était très proche, disposait également de ces capacités.

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Ses premières expériences datées de sortie hors du corps remontent à ses sept ans : depuis sa salle de classe, il parvient à visualiser sa maison et ses chiens. Il témoigne dans Voyages aux confins de la conscience : « ça n’avait rien à voir avec un moment d’absence ou de rêverie, les sensations étaient très différentes. D’ailleurs, quand je rêvassais en classe, j’avais toujours le souvenir de ce qui se passait autour de moi et je sentais mon corps, alors que là pas du tout ». Ce type d’expériences s’invite régulièrement dans son quotidien pendant les années qui suivent.

En 2006, Nicolas rencontre Sylvie Dethiollaz et Claude Charles Fourrier aux Premières Rencontres Internationales sur l’Expérience de Mort Imminente, à Martigues. Commence alors avec eux un cheminement de 10 ans de recherches sur ses expériences de décorporation, à l’ISSNOE, l’Institut Suisse des Sciences Noétiques. Ces recherches aboutissent à des résultats tout à fait valides scientifiquement et démontrent la réalité de ces expériences, en même temps qu’elles l’aident à mieux comprendre et maîtriser ces compétences hors normes. A l’issue de cette longue étude, Sylvie Dethiollaz et Claude Charles Fourrier souhaitent statuer sur la réalité de ces phénomènes, à un moment où Nicolas Fraisse commence à maîtriser des compétences qui vont au-delà des seules expériences de sortie hors du corps. Ils mettent alors en œuvre un protocole expérimental exigeant en laboratoire, sous contrôle d’huissier, afin de confirmer ou d’infirmer la réalité de l’accès que Nicolas semble avoir à des informations « distantes ». Il ne s’agit donc pas d’expériences de sortie hors du corps à proprement parler, mais plutôt d’expériences d’accès à des informations que Nicolas ne peut pas connaître.

Le protocole expérimental de mai et juin 2013

Sur une base de 400 images (que Nicolas Fraisse n’a jamais vues), l’huissier de justice, maître Breitenmoser, tire au sort vingt images le matin même de l’expérience. Il les met dans vingt enveloppes, cachetées avec un ruban bleu, scellées et signées de sa main. A chacune de ces enveloppes est associée une petite enveloppe contenant un groupe de quatre images, dont celle tirée au sort par l’huissier et trois images aléatoires.

Chaque test se déroule de la façon suivante : on présente à Nicolas Fraisse l’enveloppe cachetée contenant une image tirée au sort par l’huissier. Nicolas place ses mains au-dessus de l’enveloppe, sans la toucher, et laisse venir à lui des informations. Après quelques minutes, Nicolas demande la petite enveloppe contenant le groupe de quatre images, l’ouvre et choisit l’image qu’il pense être celle contenue dans la grande enveloppe. Il écrit ensuite son choix sur l’enveloppe cible, la signe et la remet aux expérimentateurs. Ce protocole est répété pour les dix-neuf autres enveloppes. Cinq journées de tests seront mises en œuvre sur la période du 7 mai au 19 juin 2013, donnant donc lieu à cent réponses sur cent enveloppes.

Les résultats de l’expérience

A l’issue des cinq journées de tests, l’huissier de justice ouvre les cent enveloppes et compte les résultats justes. Il annonce les résultats suivants :

« A l’institut suisse des sciences noétiques, j’ai donc assisté durant la journée du 19 juin 2013 à toutes les étapes du test à côté du « percipient ». A aucun moment, je n’ai décelé une fraude ou une tentative d’effraction des scellés. Au contraire, mon scepticisme avait totalement disparu, et ma stupéfaction a encore augmenté quand j’ai constaté la vitesse avec laquelle le percipient donnait ses réponses. Sur 100 tests, ce dernier a fourni 79 réponses justes ».

La probabilité que ce résultat soit dû au hasard est d’une chance sur 6,9.1028 (69 milliards de milliards de milliards). Par ailleurs, la manière dont Nicolas Fraisse accède au résultat est très variable et rend plus improbable encore le fait qu’il s’agisse d’un hasard.

L’accès de Nicolas aux informations

Le moyen qui permet à Nicolas d’accéder à la réponse varie en effet : parfois il entend une musique, parfois des mots viennent à sa conscience. Rappelons qu’il n’a rigoureusement aucun moyen matériel, et cela a été vérifié à plusieurs reprises, de savoir quelle image est dans l’enveloppe.

Lors de l’expérience du 7 mai, Nicolas, face à une enveloppe, entend une musique qu’il ne connaît pas. Les expérimentateurs lui demandent de la fredonner, il s’agit d’Eye Of The Tiger, la musique du film Rocky. L’image à deviner est une photo de Sylvester Stallone en boxeur. Nicolas Fraisse n’avait jamais vu le film et ne connaissait pas (ou ne se souvenait pas avoir déjà entendu) la chanson.

Par la suite, vers les tests 63 à 100, Nicolas accède fréquemment à de petits textes, souvent assez poétiques, qui lui donnent des indices probants pour déterminer la bonne réponse. Ainsi par exemple pour le test n° 76 :

« Parfois elle prie, mais elle aime dévorer.

Homme, tu finiras dans son gosier.

Dure luxure ».

L’image à deviner était en l’occurrence une photo de mante religieuse.

Les réponses fausses

Il est intéressant de constater que certaines erreurs de Nicolas sont dues à une méconnaissance qui ne lui permet pas de comprendre les informations qui lui parviennent, alors que ces informations sont pertinentes. Ainsi, lors d’un test, Nicolas prononce les mots suivants :

« En son cœur sommeille une profonde ardeur,

Pour aider son prochain il a de la hauteur,

Pourtant tout petit,

Toujours sous son casque il frémit.

La vie est injuste surtout pour lui,

Pourtant quand on regarde tout le monde sourit ».

Quand il ouvre la petite enveloppe, il choisit la photo d’un scaphandrier. Pourtant, l’image de Calimero, elle aussi présente, aurait été plus pertinente… mais il est trop jeune pour avoir connu ce dessin animé.

Qu’en conclure ?

Les diverses expériences menées pendant une dizaine d’années avec Nicolas Fraisse démontrent qu’il existe des états de conscience particuliers permettant d’accéder à certaines informations sans passer par les canaux sensoriels habituels. Cette conclusion est déjà, en soi, extrêmement forte et susceptible de remettre en cause le paradigme majoritairement matérialiste de notre vision du monde actuelle.

Par ailleurs, ces études sur les expériences de sortie hors du corps confirment le caractère non localisé de la conscience. Comme les expériences de mort imminente, ces études remettent en cause le dogme fondamental, jamais démontré, des neurosciences, selon lequel la conscience serait un produit de l’activité cérébrale.

Comme d’autres auteurs, Sylvie Dethiollaz et Claude Charles Fourrier trouvent intéressante la métaphore du cerveau comme récepteur radio : en fonction de la fréquence à laquelle il est réglé, il peut accéder à divers types d’informations. Et certains, comme Nicolas Fraisse, parviennent très aisément à changer de fréquence de réception.

Malgré un objet d’étude pour lequel l’obtention de financements de recherche demeure extrêmement difficile, nous sommes impatients de voir Sylvie Dethiollaz et son équipe continuer à défricher ce territoire prometteur de la conscience.

Pour en savoir plus                                                                                                          

Une vidéo où Nicolas parle de ses expériences.

Le dernier livre de Sylvie Dethiollaz et Claude Charles Fourrier, Voyage aux confins de la conscience.

 

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